Taille du texte: + -
Accueil > Echappées culturelles > Cultures Electroniques > Actuellement > DVD - Crumple Zone

Cultures Electroniques

elektra exit 2010 trabsmediale Sk-interfaces Orlan Shift Nancy Happy Cube Day Ars Stelarc Stimuline 3Dkids varusschlacht Elektra dorkbot paris douglas repetto (...)

Cultures Electroniques

DVD - 01/09/08

"Crumple Zone" de Cécile Babiole

chez Optical Sound


Des cochons roses flottant dans l'espace, dans un joyeux désordre, explosant en mille et un polygones, s'étirant, tournoyant, bougeant en rythme avec la bande sonore. Nous voici dans le nouveau DVD de Cécile Babiole, "Crumple Zone".

Cécile Babiole n'en est pas à son coup d'essai en tant qu'artiste travaillant avec le numérique. Elle joue avec les images et les sons dans ses créations : installations interactives, comme Circulez y'a rien à voir - présentée en Europe et en Amérique latine, installations vidéo comme Incessamment (une série de villes capturées en "time-lapse" qui s'agrandit au fil de ses déplacements), performances audiovisuelles avec le trio SSS, en compagnie d'Atau Tanaka et de Laurent Dailleau, ou en solo. Certains éléments de sa performance "Scribbling Waves" (ondes gribouillis) semblent avoir inspiré plusieurs des 34 courtes séquences qui composent "Crumple Zone". Dans cette performance, Cécile Babiole dessine et génère en temps réel des structures qui évoluent sur l'écran en 3 dimensions, composant un paysage sonore et visuel abstrait, à la fois minimal et coloré.

Dans "Crumple zone", ces formes géométriques alternent avec des formes tout à fait identifiables : les fameux cochons. L'artiste a récupéré dans une base de données un modèle en 3 dimensions d'un cochon, et par une pirouette, elle s'en sert de base de jeu, sans l'animer, refusant de le personnaliser, d'en adoucir les formes, de le modifier en changeant la couleur ou en l'incluant dans une situation, réaliste ou irréelle. Elle nous invite au contraire à passer au travers de la texture, découvrant les fils de la structure. Les cochons évoluent au milieu de l'écran, seuls ou en groupes, suivant des beats ou des séquences sonores minimales qu'elle a
produits.

Le titre du dvd fait allusion à l'idée de déstructuration, de déconstruction, "Crumple Zone" signifiant en français la "zone de déformation, d'écrasement d'un véhicule sous l'impact d'une collision". On retrouve cette idée de distorsion dans la matière 3d qui se plie, se déplie, se déforme, générant le son ou bien étant entraînée par la musique. Les 34 séquences qui forment ce dvd n'ont pas d'ordre logique apparent, mais chacune est associée à un prénom masculin, de Arthur à Yves, en passant par Clément et Léon. On y navigue de manière aléatoire. Ce sommaire facétieux illustre bien le côté ludique du travail de Cécile Babiole qui allie attitude et esthétique low-tech à un détournement joyeux de la technologie.
....................................................

Liens
>> Le site officiel de Cécile Babiole
>> Le site officiel de Sensor Sonic Sight
>> Installation "Circulez y'a rien à voir"
>> Concert de S.S.S à Berlin en 2004

Les vidéos
L'installation "Circulez y'a rien à voir" au festival Ososphère - Strasbourg
S.S.S en concert à la Transmediale - Berlin 2004

DVD
Crumple Zone
de Cécile Babiole
DVD PAL, 29 min
Disponible dans les librairies d'art et en ligne à sur le site d'Optical Sound.

Optical Sound
Le label Optical Sound est né en 1997 suite à la rencontre entre Pierre Belouin et Rainier Lericolais. Le premier devait présenter son diplôme, à l’issue de son cursus aux beaux-arts de Paris. Son projet, « Programme Radio », était un vinyle tiré à 100 exemplaires qui s’intégrait à l’exposition et qui était aussi, par ailleurs, une commande de radio Aligre. Pierre Belouin est depuis devenu le Label Manager officiel de Optical Sound, Rainier Lericolais, lui, fait partie des artistes régulièrement édités par le label, avec Cocoon entre autres...
Le nom du label vient des pistes sonores des pellicules de films, « l’optical sound », la bande sonore qui est visible, un peu ondulante. L’idée était de faire une référence au cinéma et d’indiquer ce que la musique peut générer comme images mentales, garder le rapport aux arts visuels. La ligne directrice du label est de renforcer les liens entre la musique et les arts plastiques, de cultiver la transversalité.

....................................................
Cultures Electroniques
Actualités
Chronique de A.L.
Février 2006
....................................................

Edité le : 13-02-06
Dernière mise à jour le : 01-09-08