Une couverture interactive, à plusieurs mains, de l'événement
« Couvrir » une présidence de l'Union européenne qui se veut « citoyenne », cela veut dire pour nous bâtir des partenariats avec des équipes, des groupes de réflexion et des réseaux à la fois actifs sur le web et sur le terrain. C'est ainsi que nous nous sommes rapprochés de plusieurs partenaires, le Collège d'Europe de Bruges et de Natolin, Sciences Po Paris, EurActiv, Nouvelle Europe… pour couvrir avec nous les rencontres débats de la phase préparatoire et les événements qui jalonneront la présidence française de l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre 2008. Ce faisant, notre ambition est de favoriser un dialogue entre la génération de ceux qui ont « fait » l'Europe et la génération des 18-35ans qui ont profité du programme Erasmus. Et de donner l'occasion à des étudiants et des apprentis journalistes de différentes nationalités de s'exprimer sur le style, les priorités et les enjeux de la présidence française. Les espaces d'expression qu'ils alimenteront régulièrement et qu'ils animeront vous seront ouverts sept jours sur sept, 24 heures sur 24. L'équipe d'assistants de neuf nationalités différentes, coordonnée par Luis Bouza Garcia du Collège d'Europe de Bruges et de Natolin, planche depuis avril sur le rôle des présidences dans le fonctionnement de l'UE et sur les relations complexes entre intérêts nationaux légitimes et intérêts communs vitaux. Quels sont les ingrédients qui font qu'une présidence est un succès comme la présidence allemande de 2007 ou un fiasco comme la présidence française de 2000 ?
Vers le blog : L'Europe en débat
Au fil des rencontres sur le terrain, nous distinguerons toujours, pour éviter les malentendus :
- L’Europe du quotidien ou Europe réelle, à laquelle appartiennent 494 millions d'habitants,
- l’Europe de nos imaginaires, qui s’est constituée au fil des siècles,
- l’Europe institutionnelle, de construction récente, aventure politique à nulle autre pareille.
Ainsi le 7 mai 2008, à Lille, quarante-huit heures avant la Journée de l'Europe, Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État aux Affaires européennes, a choisi de placer son premier Rendez-vous des Européens sous le signe de l'identité, de la mobilité, de la mémoire et de la culture. Il invitera donc ses invités et le public à partir de l'Europe réelle et de nos imaginaires avant d'aborder le rôle que joue l'UE pour favoriser la mobilité des étudiants et des citoyens et ses ambitions en matière universitaire et culturelle qui, selon les traités, ne sont pas directement de son ressort.
À partir de juin, dans un contexte international marqué par une crise financière et une crise alimentaire qui s'annonce majeure, nous tenterons de vous donner suffisamment d'éléments de comparaison et d'analyses pour mettre en perspective les enjeux européens par rapport aux enjeux nationaux et à la mondialisation. Nous vous donnerons notamment, en temps voulu, des informations sur les priorités annoncées de la présidence française : énergie, développement durable et lutte contre le réchauffement climatique, immigration, défense, remise à plat de la Politique agricole commune.
Et puis, pendant la période estivale, nous renouerons avec le sens de la fête. C'est vital aussi !
Claire A. Poinsignon